Yal Ayerdhal : « On ne veut pas de Sacem du livre ! »

En ce début d’année 2012, la France légifère encore. Au mois de février, l’Assemblée Nationale a ainsi adoptée le texte sur la numérisation des œuvres sous droit indisponibles du XXe siècle. Cette loi est un véritable tournant pour l’édition, car elle ne vise pas moins que la numérisation de 500 000 à 700 000 ouvrages du siècle dernier.

Les livres visés par ce dispositifs forment ce qu’on nomme la « zone grise », c’est à dire qu’ils sont épuisés et non réédités à la vente. Impossible donc de les trouver actuellement en magasin. C’est pourquoi la Bibliothèque nationale de France prévoie de leur donner une nouvelle vie « numérique ». Une société de gestion des droits d’auteur sera ensuite chargée de rétribuer les bénéfices entre l’auteur et l’éditeur de l’ouvrage concerné.

Problème, pour certains écrivains, il s’agit d’une attaque du droit d’auteur. La numérisation des œuvres se fera en effet par défaut, sans l’aval de son concepteur. Les ayants droits et les éditeurs disposeront simplement d’un délai de 6 mois pour s’y opposer, à partir de son inscription dans la base de donnée.

Parmi les plus farouches opposants, le collectif le droit du serf mené par l’écrivian Yal Ayerdhal. Pour cet auteur de science fiction et de polars, ce procédé est « inadmissible » car il se fait « sans l’autorisation » des auteurs, qui ne peuvent pas fixer « les prix et les modes de diffusion » de leurs œuvres.

Ecouter l’interview de Yal Ayerdhal

La pétition du collectif

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